3e plan autisme 2013-2017

Le 3e plan autisme a été présenté le jeudi 2 mai 2013 par Marie-Arlette CARLOTTI, ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion.
Un document de 121 pages, avec notamment le chapitre 2. Former les travailleurs sociaux et les professionnels du secteur social et médico-social (AMP, auxiliaires de vie, éducateurs spécialisés, ...) avec la Fiche action 31 « Contenus de formation dans le champ du travail social.
En tant que membre du comité national Autisme, L’UNAFORIS contribue à plusieurs titres à la mise en œuvre du 3e plan autisme. A ce jour des actions restent à développer notamment sur le champ de la formation initiale des travailleurs sociaux et la formation des cadres du secteur social et médico-social.

Introduction

L’autisme, un handicap fréquent
Le manque de données épidémiologiques en France a longtemps rendu difficiles les estimations et biaisé les débats. La Haute Autorité de Santé a estimé pour sa part, sur la base des études internationales, qu’1 nouveau-né sur 150 serait concerné par l’autisme. Le second plan a initié une réflexion sur ces insuffisances en recherche épidémiologique mais n’a pas encore abouti à des conclusions sur le taux de prévalence nationale. Toutefois, si la recherche mérite d’’être approfondie sur ce sujet en particulier, on peut aujourd’hui estimer que l’autisme et les troubles envahissants du développement constituent un handicap fréquent qui requiert la mise en place d’une politique publique adaptée à la hauteur des enjeux.

Des premières réponses utiles...
La loi du 11 février 2005 puis deux plans successifs, 2005-2007 et 2008-2010, ont entrepris de donner toutes leurs chances aux personnes avec autisme ou autres troubles envahissants du développement (TED) en reconnaissant leur singularité et en initiant une transformation des modes d’accompagnement. Le dernier plan autisme a ainsi permis un certain nombre d’avancées, notamment en promouvant la recherche sur l’autisme, en renforçant les places d’accueil dans les établissements et services médico-sociaux et en permettant à la Haute Autorité de Santé (HAS) et à l’Agence Nationale d’Evaluation et de la qualité des Etablissements et Services sociaux et Médico-sociaux (ANESM) d’élaborer des recommandations de bonne pratique basées sur la consultation d’un très grand nombre de représentants d’associations et de professionnels.

... mais insuffisantes
La situation des personnes autistes en France demeure critique. L’autisme est encore mal et trop tardivement diagnostiqué et les interventions demeurent quantitativement et qualitativement peu adaptées.

En 2010, seules 75 000 personnes avec autisme ou autres TED étaient diagnostiquées et prises en charge dans le secteur médico-social et moins de 20% d’entre elles bénéficiaient d’un accompagnement au sein d’une structure dédiée [1]. Si le diagnostic des enfants a progressé avec la mise en œuvre des précédents plans, la question du dépistage et de la mise en place d’un accompagnement adapté se pose toujours pour les adultes. Les données manquent également cruellement sur le nombre de personnes concernées et sur les prises en charge psychiatriques qui sont actuellement leur quotidien.

Par ailleurs, les recommandations de bonnes pratiques de la HAS et de l’ANESM ne sont que très lentement diffusées et peu d’enfants autistes bénéficient des interventions recommandées. Quand aux expérimentations menées depuis 2008, elles n’ont toujours pas fait l’objet en France d’une validation scientifique.

Il est par ailleurs à craindre que les enfants avec autisme ou autres TED représentent une part significative des enfants qui ne seraient toujours pas scolarisés en France.

Cela a des répercussions sociales dramatiques car ces insuffisances plongent un grand nombre de familles dans des situations de détresse affective, relationnelle et financière. Trop de parents sont obligés de sacrifier leur vie professionnelle pour s’occuper eux-mêmes de leurs enfants. Plusieurs milliers de familles envoient leurs enfants à l’étranger, notamment en Belgique, signifiant pour les uns un douloureux exil ou pire encore une coupure du lien familial alors qu’il est, selon la HAS et l’ANESM, essentiel à la réussite des interventions pédagogiques et éducatives.

Réaffirmer une volonté politique...
Le 18 juillet 2012, Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l’exclusion, a donc annoncé qu’un troisième plan autisme serait lancé, actant par là-même la nécessité de réaffirmer une forte volonté politique pour faire progresser la place des personnes avec autisme ou autres TED dans notre société.

... dans un esprit de respect et d’apaisement...
Le champ de l’autisme ayant été traversé par de fortes tensions, notamment sur les méthodes d’accompagnement, le troisième plan autisme a été élaboré en concertation avec toutes les parties prenantes, dans un esprit de respect et d’apaisement. La députée Martine Pinville a été nommée présidente du Comité national de l’autisme. C’est elle qui, en collaboration avec la secrétaire générale du Comité interministéri« el du handicap, a animé la préparation du plan, au sein d’un “groupe ad hoc” de concertation qui comprenait des associations, des chercheurs, des professionnels et des parlementaires.

... pour redonner espoir et confiance aux personnes autistes et à leurs familles
Les propositions qui composent le plan visent à répondre à la faiblesse criante de la prise en charge de l’autisme en France tout en offrant un choix aux personnes avec autisme ou autres TED ainsi qu’à leurs familles entre différentes réponses et dispositifs. Elles visent à proposer, à tous les âges, des interventions évaluées et contrôlées en renforçant la coopération entre les mondes de la recherche, du sanitaire, du médico-social et de l’éducation et en mettant en œuvre une nouvelle forme de gouvernance qui associe pleinement les personnes elles-mêmes et leurs familles.

Ces propositions se traduisent en mesures concrètes autour de 5 grands axes :
- diagnostiquer et intervenir précocement
- accompagner tout au long de la vie
- soutenir les familles
- poursuivre les efforts de recherche
- former l’ensemble des acteurs de l’autisme

Les principes de large concertation et de collaboration avec les usagers et les élus ont présidé à l’élaboration du plan. Ils seront reconduits dans les modalités de mise en œuvre et de suivi du plan, au niveau national comme au niveau local.

Découvrir le plan autisme 2013-2017


[1] Fiche N°6

L’actualité du secteur


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