1ères rencontres régionales européennes Innovations sociales et territoires à l’IRTS.
Du 7 au 9 février 2012.
Site de Montrouge (92).
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Le GRIF, Pôle Ressource d’Ile-de-France, organise à Paris le 7 décembre 2010 une journée d’études avec pour objectif, conformément à sa mission, de valoriser les travaux et réflexions conduits par les formateurs et chercheurs des instituts de formation en travail social, et leurs partenaires (universités, équipes de recherche…).
Les thématiques abordées dans le cadre de cette journée devront également permettre d’identifier des axes de recherche à développer, au regard des mutations sociales actuelles et de leur impact sur les pratiques d’intervention sociale.
La problématique retenue pour cette journée vise à identifier l’impact des mutations récentes dans le champ des politiques sociales sur les références, les normes et les valeurs de l’intervention sociale.
L’impact des pratiques sur les transformations ou évolutions des politiques sera également envisagé.
Les instituts de formation en travail social sont invités à diffuser cet appel à communications parmi l’ensemble de leurs étudiants, collaborateurs (dirigeants, chercheurs, formateurs, formateurs occasionnels, formateurs de terrain, etc.) et partenaires (universités, chercheurs, OPCA, consultants, politiques, administratifs, etc.).
Les communications peuvent être individuelles, collectives ou sous forme de posters.
Les auteurs rempliront le formulaire ci-joint : titre de la communication proposée, court texte argumentaire (1500 signes maximum, espaces compris), présentant la problématisation et la méthodologie, et les mots clés (5 maximum).
Le comité de pilotage de la journée, issu du conseil scientifique et technique du GRIF, procèdera à la sélection des propositions début septembre 2010. Les contributeurs retenus devront alors fournir un texte plus important afin de permettre l’organisation des temps d’échange.
Depuis le début des années 2000, les réformes législatives se sont multipliées : le code de l’action sociale et des familles a été presque complètement réécrit avec les lois du 2 janvier 2002, du 11 février 2005, du 5 mars 2007, l’institution du RSA et, plus près de nous, avec la loi HPST (hôpital patients santé territoire) qui rapproche le secteur médico-social du monde de la santé.
L’organisation générale des dispositifs s’est trouvée aussi percutée par l’acte II de la décentralisation qui a renforcé le rôle des élus locaux, notamment en matière de formations sociales, ainsi que par la réforme de l’État avec la LOLF (loi organique relative aux lois de finances) et la RGPP (révision générale des politiques publiques).
L’obligation de l’évaluation des activités, l’apparition de la notion de performance, la pression du secteur marchand, l’apparition des référentiels... complètent cet ensemble de transformations dont il n’est pas toujours facile de saisir les tenants et aboutissants.
En fait, toutes ces réformes se réfèrent de manière insistante aux droits des personnes, à la citoyenneté. En même temps, elles visent une rationalisation et de nouvelles régulations dans un champ très bousculé par les contraintes économiques. Cela ne manque pas d’interroger la cohérence, le sens de l’action sociale, les valeurs sur lesquelles se fonde l’intervention des travailleurs sociaux.
Les publics en difficultés eux-mêmes changent, présentent des difficultés multiples, tant financières, relationnelles, psychologiques, qui appellent sans doute des réponses mieux ajustées et plus complexes.
Enfin, au-delà des chocs culturels qui se produisent, avec des conséquences politiques dont nous ne sommes pas sortis, nous assistons à une reconfiguration des métiers et des identités, avec une grande incertitude quant à leur devenir.
Ce contexte conduit à s’interroger sur le cadre de références de l’intervention sociale, autrement dit sur l’ensemble des composants idéologiques et culturels qui structurent historiquement le champ, tant en termes de politiques qu’en termes d’actions.
Fondées sur un idéal de solidarité et d’égalité, dans une perspective de progrès social pour tous qui connut son avènement au cours des Trente Glorieuses avec l’édification de l’État-providence, les références du travail social semblent aujourd’hui se modifier en profondeur sans que l’on puisse aisément en saisir le sens.
En premier lieu la référence à l’économie est désormais incontournable. Sous l’effet de la décentralisation, la territorialisation des politiques publiques participe d’une banalisation de la rationalité gestionnaire comme mode de régulation de l’intervention sociale. Les établissements sociaux et médico-sociaux doivent à présent se penser non plus seulement comme des gestionnaires de missions de service public, mais également comme des entreprises locales, capables de s’adapter à un environnement concurrentiel et d’évaluer leurs prestations. Bref, l’efficacité s’impose comme une nouvelle référence de l’intervention sociale.
Au niveau des métiers, la logique de “compétence” s’immisce dans les qualifications professionnelles : on assiste à une recherche d’efficience par le travail en équipe ou par projets, ou encore par la formalisation et la “transférabilité” des “bonnes pratiques”.
Enfin, les usagers sont de plus en plus mobilisés pour participer au processus d’élaboration et de mise en œuvre des services sociaux, ce qui en fait à la fois des acteurs et des clients de l’intervention sociale.
Ce contexte de mutation implique un réajustement du positionnement des acteurs du champ du travail social. C’est ainsi que la recherche, la publication, les établissements et services, les instances politiques ou encore les instances territoriales se trouvent interpelés.
Cette nécessité d’évolution concerne tous les secteurs et fonctions. Les établissements, les services et les centres de formation sont amenés à adopter des tactiques, des stratégies, voire des politiques susceptibles de se décliner, de s’articuler et parfois d’osciller entre adaptations, innovations et résistances.
Dans ce contexte divers réseaux de communication sont utilisés, en fonction du positionnement de chacun. La nécessité de développer le réseau et le partenariat devient alors primordiale et accentue les jeux d’acteurs, au niveau individuel et institutionnel. Ces mouvements, rassemblements, négociations ou encore oppositions, génèrent des modalités d’action qui se structurent autour de conflits, de concurrences et de coopérations. Les objets de cette recomposition sont nombreux et concernent aussi bien la pédagogie, la recherche, les initiatives locales (économie sociale et solidaire, politique de la ville, etc.), la gouvernance, les associations d’usagers (groupe d’entraide mutuelle), mais aussi l’évaluation interne, notamment. Ce contexte dynamique ouvre de multiples possibilités dont le travail social est susceptible de se saisir.
Contact :
Elisabeth Callu
+33 (0)1 40 92 34 99
Envoyer un mail
Date limite de d’envoi des communications : 5 juillet 10
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Association fondée en 1900 et déclarée le 26 juillet 1901, elle devient une Fondation reconnue d’utilité publique en 1978. En 1987, la Fondation ITSRS (Institut de travail social et de recherches sociales) est agréée en tant qu’Institut Régional du Travail Soial (IRTS). À partir de novembre 2001, l’ITSRS à Montrouge et l’ISIS à Neuilly-sur-Marne ont été réunis afin de former un seul IRTS sur deux sites regroupant au total près de 1700 étudiants.
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