La rentrée des étudiants - septembre 2015

La semaine de rentrée des étudiants de 1re année – filières assistant de service social, éducateur de jeunes enfants et éducateur spécialisé – a débuté le mardi 1er septembre 2015, sur les deux sites.
Une 1re journée consacrée à l’accueil des étudiants par l’ensemble de l’équipe pédagogique. Le reste de la semaine sera consacré à la présentation du projet pédagogique, des enjeux de la formation, à l’accueil administratif... à des temps de médiations créatives pour faire connaissance et à un dernier après-midi festif sur le site de Montrouge.

Le 1er jour sur le site de Montrouge



Certains étudiants sont arrivés très tôt, pour un nouveau départ à ne pas manquer... Les arrivées se font tranquillement, d’ailleurs certains se connaissent déjà, ils ont fait la prépa à l’IRTS ou se sont rencontrés aux épreuves d’admission... Stella Letort de l’accueil les oriente vers l’amphi Tom.


Yvan Grimaldi, directeur du site de Montrouge - IRTS


Catherine Boulenger, responsable des formations de niveau III

Tout le monde est là à l’heure. Yvan Grimaldi, directeur du site de Montrouge ouvre la journée. L’équpe pédagogique – formateurs, responsables de filières, intervenants occasionnels – est au complet. Un bonjour de chacun, une brève présentation...
Catherine Boulenger, responsable des formations de niveau III, dessine l’organisation de cette 1re journée. Temps en commun en début de matinée, puis chaque filière se retrouvera indépendamment pour faire connaissance avec les responsables et formateurs. L’après midi sera consacré à la présentation des Licences.

** Yvan Grimaldi, directeur du site de Montrouge – le mot de bienvenue, c’est une tradition à l’IRTS – s’adresse aux étudiants.

Pain, éducation, liberté : 3 aspirations pour rentrer dans la carrière


Yvan Grimaldi, directeur du site de Montrouge - IRTS

La Fondation ITSRS – Institut de travail social et de recherches sociales – dont l’histoire commence en 1900 est bien plus connue comme l’Institut régional de travail social.
Ce bâtiment où vous êtes, a été construit en 1930, à l’époque pour la formation des infirmières visiteuses. Il fait 5 étages, on y trouve 50 salles de formation, un centre de documentation.
Il y a environ 50 salariés, dont le siège de la Fondation au 1er étage, des formateurs, des assistantes pédagogiques et comptables, des services généraux, un service communication, une salle de restaurant avec des fours à micro-ondes, un piano, un jardin, des vigiles à l’entrée, et puis de nombreux intervenants occasionnels : des professeurs, des formateurs, des travailleurs sociaux, professionnels de terrain.

[Découvrir la suite du mot de bienvenue]


Nous dispensons des formations de niveau V (AMP, maîtresse de maison, surveillant de nuit,), de niveau IV (ME), de niveau III (CESF, ETS, EJE, ES, ASS), de niveau II (CAFERUIS et MASTER 1), de niveau I (DEIS, CAFDES, Master 2,..). Plus un service de formation continue, qui répond à des demandes de formation dans les établissements employeurs, ainsi qu’une formation préparatoire aux métiers du travail social, qui réussit à emmener la plupart des candidats à des formations qualifiantes.

Je ne vous décrirai pas techniquement l’ensemble de la formation, sachant que vous allez suivre 3 cycles différents mais avec des espaces et des temps en commun. De plus, et pour rajouter à la complexité surtout pour un premier jour, il faudrait alors décrire le fonctionnement de l’autre cursus que vous êtes venus chercher spécifiquement chez nous, grâce aux 3 options possibles, à savoir les Licences Administration économique et sociale, Sciences sanitaires et sociales, ainsi que Clinique-psychologie. Ce cycle d’études universitaires vous sera présenté dans les grandes lignes cet après-midi. Mis à part des cours en amphi, vous aurez des temps de regroupement en sous-groupes, ainsi que des temps d’entretiens individuels, avec en plus les immersions en stages qui vont aller en graduation, jusqu’à totaliser environ 12 mois, avec des découpages différents selon les diplômes poursuivis.

Ce que je dessine ici, c’est une sorte de cartographie possible des interlocuteurs multiples que vous rencontrerez en formation : peut-être des enseignants que vous verrez parfois trop peu, bien sûr des étudiants devenus au fil du temps des compagnons de route, amis ou non, mais que vous devrez supporter pendant trois ans. A vous de profiter de ce contexte de la rencontre autour des idées et du métier, pour tisser des liens forts. Souvent, la formation initiale (au sens où elle initie à un métier) est pleine de promesses, y compris et surtout sur le plan affectif. Vous rencontrerez aussi des documentalistes, qui vous aideront à chercher des textes, des livres, des revues spécialisées, des auteurs importants pour la rédaction de vos exercices divers, mémoires d’étude…

Il vous faudra vous retrouver dans ce dédale d’informations, et surtout apprendre à vous passer des multiples sollicitations produites par votre smartphone. Dans les sciences humaines, l’acte d’apprendre, de réfléchir et de lire, suppose de la concentration.

Vous rencontrerez les assistantes pédagogiques, formidables de patience et de conseils : un conseil justement, mettez-vous les dans la poche, car elles jouent un rôle très important tout au long de la formation. L’apprentissage de la vie professionnelle pour certains d’entre vous, commence par votre capacité à vous mouvoir dans cet organisme-ci, avec ses acteurs multiples, ses règles nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement ainsi qu’au déroulement le plus fluide possible de votre formation.

Vous rencontrerez aussi des artistes, sous la houlette de Marie Haloux, responsable des ateliers de techniques éducatives… une petite chose pour vous mettre l’eau à la bouche : il n’y a guère selon moi de possible relation humaine aidante, structurante ou éducative sans joie, sans humour, sans créativité, sans imagination… plus tard, vous serez donc irrémédiablement dans l’obligation de vous intéresser aux artistes, pour être crédibles dans votre métier, car ces gens-là sont porteurs d’espoir.

Et enfin, vous rencontrerez surtout des formateurs, cette drôle d’espèce d’éducateurs pour adultes, bienveillants, exigeants aussi, mais souvent justes dans l’exercice de leur métier.
Le formateur à l’IRTS est généralement un professionnel du secteur ou un universitaire, qui a fait de la formation d’autres professionnels son métier dans la vie, ou son activité du moment. Un peu comme moi, si vous permettez, de nombreux formateurs ont ce souci dans leur carrière, d’alterner entre d’un côté des pratiques de terrain dans l’action sociale ou éducative et de l’autre, la formation des professionnels : le formateur n’est pas seulement un enseignant, mais il peut l’être aussi, dans des cours, en amphi, ou en plus petits groupes. Il est aussi un accompagnateur, un passeur de savoir ou de valeurs, facilitant alors la réflexion sur vous-même et sur les autres.
Il vous aidera ainsi à rentrer dans une grande implication personnelle, car il y aura beaucoup à faire, mais aussi à vous débarrasser de toute certitude, quelque peu illusoire… ceci afin de permettre la véritable rencontre des autres, sans à priori ni préjugés. Quand je dis les autres, je parle de tous ceux ici présents dans cette instance…. mais de façon théorique et conceptuelle parfois, les autres deviendront l’humanité que vous apprendrez à connaître, grâce aux divers enseignements. Les autres sont donc ceux que vous devrez soutenir demain dans l’exercice de votre métier, les jeunes à problèmes, les vieux dans la dépendance et la folie du grand âge, les petits enfants à la crèche, ou les Roms fuyant les violences incendiaires contre leurs villages de Slovaquie ou de Hongrie, par exemple, tout juste arrivés sur le périphérique, mais qui ne connaissent pas la Tour Eiffel . Toutes ces figures sont à la fois nos semblables en fraternité, mais aussi des êtres étranges que nous pensons ne comprendre jamais. Et pourtant il le faudra, sans quoi, ce travail du social ne se fera pas.

A l’IRTS, il vous faudra alors peu à peu rentrer dans la position de l’apprenant, de celui qui cherche à comprendre. Je citerai tout de suite un extrait du projet pédagogique de la filière des assistants de service social, c’est-à-dire un texte produit par l’ensemble des formateurs de l’équipe pour tenter de dire ce qu’ils font, comment et pourquoi ils le font [1]. On y trouve une définition du fait d’apprendre selon le célèbre psychothérapeute Carl Rogers : “Apprendre, c’est changer, abandonner ses dépendances antérieures à l’égard d’un maître, d’un moniteur, c’est renoncer à un savoir prédigéré, c’est s’exposer directement à la vie”.

Sur cette idée du projet général de la formation que vous allez poursuivre, je souhaiterais vous proposer 3 idées, 3 mots simples ordonnés comme un slogan révolutionnaire, que j’ai trouvés en lisant un roman se déroulant dans un pays magnifique, la Grèce.
Ce pays à qui l’Europe doit beaucoup sur le plan culturel, se trouve aujourd’hui dans une crise noire. En espérant bien sûr que cela ne soit pas ce qui nous attend en France, la Grèce perd jour après jour de nombreux acquis sociaux, et ses services publics se réduisent parfois à plus grand chose. On y voit les salaires des fonctionnaires ou les retraites diminuer de 30%, et les jeunes adultes ne plus oser faire des enfants, faute d’espoir dans leurs moyens pour les élever, ou alors s’expatrier pour tenter de trouver un emploi ailleurs. Les grecs aujourd’hui demandent 3 choses essentielles pour survivre à la crise : du pain tout d’abord, car certains n’ont plus rien à manger. Ils veulent aussi de l’éducation pour leurs enfants, avec un système scolaire et de formation qui fonctionne, afin de redynamiser l’économie et le marché de l’emploi. Et enfin, par peur du retour en force de leur histoire récente (on dit souvent que l’histoire repasse les plats, et pas les meilleurs), ils veulent aussi de la liberté, eux qui ont connu dans les années 70, les emprisonnements arbitraires et les tortures de la dictature des Colonels (je pourrais bien sûr évoquer bien d’autres pays que nous connaissons tous, à côté de chez nous, récemment ou toujours touchés par les dictatures, les privations de liberté…).

Du pain : vous allez rentrer dans un métier qui doit d’abord, par un diplôme d’Etat reconnu, vous apporter de quoi vivre, pour vous nourrir, vous ainsi que votre famille… je veux dire par là, que le fait de travailler, bien avant les idéaux du travail social, de l’éducation spécialisée, de l’éducation du jeune enfant, ou bien sûr du service social… bien avant même de formuler cette idée bien trop répétée que le travail est facteur d’épanouissement personnel…, avant tout cela, l’IRTS et la formation que vous avez choisie, vous apportera de quoi vivre, gagner un salaire, obtenir une forme de protection dans le salariat, dans les conventions collectives…

De l’éducation : la formation à l’IRTS, c’est d’abord et avant tout, un espace-temps de votre vie, dans lequel vous vous cultiverez, vous trouverez de l’instruction, contribuant au fond, à faire de vous des êtres de culture…, non pas que vous ne l’êtes pas aujourd’hui, ce n’est pas ce que je dis. Mais je veux dire par là, que l IRTS n’a pas pour vocation première et en tout premier lieu, de « vendre » ou de distribuer du diplôme, comme si nous étions ce jour dans un supermarché de la carrière, de la réussite ou de l’insertion professionnelle… Bien sûr, je sais l’inquiétude actuelle de s’intégrer dans la vie professionnelle, mais ce qui anime les formateurs ici présent, c’est une certaine idée de la culture, du savoir et de la vie, à travers cette forme d’obligation anthropologique, je veux dire liée aux sociétés humaines, quelle qu’en soit leur forme : nous sommes condamnés à nous éduquer ensemble, les uns pour les autres, afin de construire, notamment par l’action sociale, une société faisant toute la place aux idéaux de justice et de fraternité… Cette éducation comme invariant biologique et social, permet aussi de ne pas nous entretuer…

De la liberté  : avec les grecs et bien d’autres, nous avons soif de Liberté, sur le plan personnel, mais aussi collectif. Je veux dire ici, que la chance actuelle du travail social en France, c’est que ses métiers ou professions soient reconnues, surtout par le biais des diplômes… Aussi, parce que vous avez choisi des filières plutôt réputées dans le milieu, grâce à une histoire de ces métiers riche et forte, vous allez acquérir un début de reconnaissance professionnelle qui contribuera à la constitution de votre identité sociale, personnelle… C’est important ce que je dis là, car trop de jeunes aujourd’hui en France, en Europe, et partout dans le monde, sont privés de la possibilité de rentrer dans l’âge adulte, non pas parce qu’ils n’en sont pas capables, mais parce que le monde du travail les prive d’insertion professionnelle, donc de cette liberté de devenir adulte. Et ce n’est pas si banal, ni ordinaire, compte tenu de ce que je rappelle… il s’agit alors de la liberté extra-ordinaire donc, de décider autant que possible de sa propre existence. Pour les femmes par exemple, très représentées dans le travail social, la liberté d’exercer un métier en toute indépendance, loin de la domination masculine, ce n’est pas un acquis très stable. C’est possible aujourd’hui en France, mais c’est fragile, puisque statistiquement dans notre pays le niveau d’études et les chances de trouver un bon poste, restent fortement conditionnées par l’appartenance sociale. Soupesez un instant ce que je dis là. Avoir un diplôme, et surtout un métier reconnu, ce sera donc la possibilité de faire des choix dans l’existence, plus libres, plus ouverts, dont celui de fonder une famille par exemple. Je ne défends pas ce seul et unique modèle, mais au moins, avoir le sentiment de pouvoir s’installer dans la vie, quitter sa famille d’origine pour diriger un peu plus son existence, voire fonder une famille de procréation, c’est-à-dire posséder quelques moyens pour l’éducation et la santé de ses propres enfants. Sur le plan collectif, c’est important, car il faut bien que des générations comme la vôtre, se constituent en une génération d’adultes, afin d’échapper au spectre qui hante de très nombreux jeunes à l’avenir professionnel incertain, celui de rester jeune à perpétuité.

Mais bon, après le lyrisme de la quête liberté, je me dois de terminer ce discours par quelques rappels de règles et fonctionnement à l’IRTS :
- respectez les horaires, les lieux, les personnes… si vous n’êtes pas contents, dites-le avec des fleurs, cela marche mieux
- l’IRTS propose des instances de représentation des étudiants, avec les délégués de promotion. On trouve aussi le syndicat UNEF de l’université qui a une permanence ici, s’il y a bien sûr des élus. Egalement un Comité technique et pédagogique qui rassemble deux fois par an, les représentants des diverses catégories d’acteurs de la fondation, y compris les étudiants
- vos journées seront longues, elles feront 7 heures, avec 1 heure de pause à midi. Faites en bon usage, même si je sais bien que parfois, vous serez un peu découragé ou simplement fatigué Merci de m’avoir écouté, je suis très heureux d’accueillir de nouvelles générations d’éducateurs, de travailleurs sociaux à l’IRTS de Montrouge

Bienvenue à vous tous, et bon courage pour cette belle aventure.



Bernard Bertotto, mandataire du conseil d'administration - Maif Emmanuelle Zaffaroni, conseillère Maif

Pour terminer ce début de matinée, Emmanuelle Zaffaroni, conseillère Maif & Bernard Bertotto, mandataire du conseil d’administration - Maif présentent aux étudiants la spécificité du partenariat avec l’IRTS, les outils de prévention au service de l’accompagnement éducatif et les fondements mutualistes de l’assurance.

** Une formation à double validation : le diplôme professionnel avec une licence


Hervé Létang, directeur général de l'IRTS


Hugues Dublineau, Président de la Fondation ITSRS André Tardieu, vice-président du Conseil des études et de la vie universitaire


A la tribune - Nathalie Ferré, Jamal Belhajd, André Tardieu, Hugues Dubkineau, Gilbert Coyer & Hervé Létang

La spécificité de la formation proposée à l’IRTS – et c’est la seule école en France – est de proposer aux étudiants de préparer en même temps leur diplôme d’Etat professionnel – DEASS, DEEJE ou DEES – et une licence au choix, avec l’Université Paris 13-PSC : Administration économique et sociale, Sciences sanitaires et sociales ou Clinique-psychologie.
Un atout pour les étudiants, pour un socle de connaissances fondamentales et la possibilité de poursuivre en Master à l’IRTS ou à l’Université.

Hervé Létang, directeur général de l’IRTS, Hugues Dublineau, Président de la Fondation ITSRS et André Tardieu, vice-président du Conseil des études et de la vie universitaire - Université Paris 13-PSC ouvrent l’après-midi.

Ensuite, Nathalie Ferré, responsable pédagogique de la Licence Sciences sanitaires et sociales ; Jamal Belhajd, adjoint du responsable pédagogique de la Licence Administration économique et sociale et Gilbert Coyer, responsable pédagogique de la Licence Clinique-psychologie reviendront en détail sur chaque Licence proposée.

Une première journée bien remplie.

[1] Texte de 2014, page 5

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Association fondée en 1900 et déclarée le 26 juillet 1901, elle devient une Fondation reconnue d’utilité publique en 1978. En 1987, la Fondation ITSRS (Institut de travail social et de recherches sociales) est agréée en tant qu’Institut Régional du Travail Soial (IRTS). À partir de novembre 2001, l’ITSRS à Montrouge et l’ISIS à Neuilly-sur-Marne ont été réunis afin de former un seul IRTS sur deux sites regroupant au total près de 1700 étudiants.

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