




Président de la Fondation : Hugues DUBLINEAU
Directeur général : Jean Christophe PANAS
FONDATION ITSRS
Institut de Travail Social et de Recherches Sociales
IRTS Ile-de-France Montrouge Neuilly-sur-Marne
Institut Régional du Travail Social
1 rue du 11 novembre
92120 Montrouge

Directeur du site de Neuilly-sur-Marne
Au plan pédagogique, l’année 2010 peut être considérée comme le moment initial d’un projet de réforme de l’ensemble des études.
Au cours du premier semestre, l’audit commandé par le Conseil de Fondation pour évaluer les formations de niveau III a contribué à donner une nouvelle impulsion à une réflexion pédagogique se traduisant déjà par des évolutions dans les programmes de formation validés dans la discipline universitaire AES.
Parallèlement à l’audit, les réunions pédagogiques ont aussi permis de faire un état des lieux de nos formations après la mise en place des référentiels et des dispositifs de certification.
Le séminaire pédagogique de juillet 2010 a représenté le moment fort de toute cette réflexion qui a pu déboucher ensuite sur l’élaboration d’un projet de réforme des études de niveau III.
Ce projet est ambitieux puisqu’il entend apporter une diversification de l’offre pédagogique simultanément autour des deux grands axes professionnel et universitaire. Ambitieux, car il s’agit ici d’initier un montage pédagogique permettant de répondre aux exigences des besoins du secteur social et médico-social sans céder à la qualité d’un enseignement universitaire, tout comme il s’agit de développer une pédagogie susceptible de convenir à un public dont le rapport au savoir a considérablement évolué.
Pour rappel, la spécificité de notre IRTS est de proposer aux étudiants de niveau III, sur les deux sites, et cela depuis maintenant 20 ans, un cursus unique à double validation :
Cette orientation cherchait à répondre à ses débuts à plusieurs objectifs :
Le choix de l’AES et de la formation pluridisciplinaire autour de l’axe droit, économie, sciences sociales, s’explique autant par cet objectif que par les rencontres qui ont permis de sceller ce partenariat avec l’université.
Au plan pédagogique, ce dispositif reposait sur une mise en tension, entre des enseignements universitaires disciplinaires, théoriques et abstraits, organisés eux-mêmes de façon académique dans une pédagogie universitaire classique alliant cours magistraux et travaux dirigés, sanctionnés par un contrôle de connaissance prenant la forme d’un examen et une formation professionnelle privilégiant la maïeutique, la mise en situation expérientielle, l’appropriation de savoir-faire dans l’échange avec les professionnels et entre pairs et le développement des aptitudes créatives et au « faire avec », le tout reposant à la fois sur l’alternance stage/école, et un accompagnement privilégiant le petit groupe comme unité de base.
De fait, cette mise en tension a connu diverses modalités, de la tendance à la juxtaposition, c’est-à-dire au “double cursus” au détriment de la formation professionnelle, aux diverses tentatives de correction ou de remaniement de “maquette”.
Ce dispositif a su produire des professionnels reconnus et a représenté une offre attractive pour beaucoup d’étudiants qui trouvaient, certes, ce cursus plus difficile, mais dans l’ensemble, en reconnaissaient l’intérêt et le bénéfice après l’avoir expérimenté.
Du côté des professionnels, les choses étaient davantage polémiques : des critiques classiques de l’intellectualisation excessive à celles non moins classiques de l’inadéquation structurelle des jeunes diplômés à la réalité de ce qu’on leur demandait, tout dépendait en fait des réseaux et des courants liés aux différentes écoles.
Après vingt ans, ce dispositif demande à être revisité. La situation a en effet changé sur plusieurs plans :
Soumis dans le même temps aux exigences de la validation universitaire, désormais semestrialisée, nos étudiants passent ainsi leur temps à préparer et à passer des examens avec tout ce que cela implique en terme de pression et de stress.
Malgré tout cela, nous continuons à accueillir des étudiants et à essayer de leur donner une formation, à la fois universitaire et professionnelle, mais au prix de tensions de toutes.
Il nous faut donc reprendre la main et retrouver l’esprit instituant et innovant qui est celui de notre IRTS, dans sa filiation et dans sa fondation.
Comme évoqué lors de la réunion du Conseil de Fondation de mai 2010, et dans le prolongement de l’audit effectué en début d’année, la réflexion de la Direction générale puis celle de l’équipe pédagogique lors de notre séminaire de juillet, se sont orientées sur trois axes :
1.
L’accord s’est fait sur l’identification dans le travail social tel qu’il est aujourd’hui mis en œuvre de trois ou quatre grands axes transversaux :
L’identification de ces grands axes permet de concevoir une diversification de notre offre de formation et peut trouver des concordances aussi bien avec certaines parties des référentiels professionnels sur lesquelles l’accent serait ainsi mis, qu’avec certaines disciplines universitaires (psychologie pour l’axe “clinique”, AES pour l’axe “économique et social”, sociologie et science politique pour l’axe “politique”, Sciences sociales et santé pour l’axe “environnemental”), identifiant autant de partenaires potentiels.
Il s’agit de proposer avec le partenariat ad hoc un parcours à dominante, sous la forme de quatre mentions distinctes développées en 2ème et 3ème année, étayées sur un socle commun et notamment sur une première année refondée.
2.
Dans une diversification ainsi conçue, la question du choix de l’étudiant devient déterminante. Il faut donc lui proposer la possibilité d’un choix éclairé, effectué dans une conscience et une connaissance suffisante pour porter ensuite une motivation, une orientation et une construction professionnelle.
Cela suppose de concevoir une première année généraliste et commune comprise à la fois comme :
Définie ainsi, cette première année doit laisser une place déterminante à l’accompagnement formatif individuel et collectif.
Sur ce point, l’IRTS a une expérience accumulée, sur laquelle il convient de s’appuyer pour inventer un accompagnement formatif permettant l’élaboration d’un projet individuel de formation formalisant le choix d’une mention.
La réflexion des équipes est déjà engagée sur cette question reconnue par tous comme stratégique et s’oriente vers une construction pédagogique permettant la découverte et l’étude du champ professionnel ainsi que celle des savoirs contributifs à partir d’un ancrage préalable sur les terrains d’exercice. Cela entraîne une modification dans l’organisation de l’alternance s’efforçant de donner son plein sens à la notion de “site qualifiant” et suppose d’impliquer davantage les professionnels dans la formation (voir le texte proposé par Catherine Boulenger dans le présent rapport).
3.
Nous constatons régulièrement que des étudiants en nombre variable rencontrent des difficultés dans les aspects théoriques de la formation se traduisant par des échecs dans la validation universitaire du cursus suivi ou dans la production des travaux écrits obligatoires pour obtenir les certifications professionnelles.
Il nous faut proposer à ce petit nombre d’étudiants des dispositifs d’accompagnement renforcé s’inspirant là encore de l’accompagnement des candidats à la VAE : accompagnement individuel, aide à la mise en mots de l’expérience… Cela suppose d’organiser différemment la formation pour ces étudiants notamment en fin de cursus, et de prendre ainsi acte du fait que les mêmes apprentissages peuvent prendre des formes et suivre des rythmes différents selon l’histoire propre de chacun. Ces étudiants ne doivent pas rester “au bord de la route”. Il s’agit là d’un chantier pédagogique à ouvrir et sur lequel des expériences devront être menées.
Ces trois points - diversification de l’offre pédagogique, réforme de la première année et construction de dispositifs pédagogiques adaptés aux étudiants en difficulté - sont liés et cohérents entre eux.
Ils constituent une réforme globale des formations de niveau III qui demandera, dès lors qu’appliquée, à être suivie et évaluée à chaque étape, et qui entraînera dans un second temps une réforme des études également pour les autres formations en particulier de niveau IV et V.
C’est pourquoi l’appui d’un “Comité scientifique” de veille et d’évaluation de ce projet parait déterminant en même temps que de nature à en favoriser la mise en œuvre.
Sur cette base, des contacts ont été pris avec les différents partenaires universitaires afin de vérifier la faisabilité de ce projet :
Les contacts se sont avérés fructueux avec Paris 13. Les propositions de l’Université d’Evry n’ont finalement pas été retenues en raison de leur écart avec notre projet.
Ces programmes prévoient une première année intégralement commune aux quatre mentions et aux trois formations professionnelles concernées, le parcours se spécifiant progressivement en deuxième et troisième année.
Un livret exhaustif “tiré à part” est mis à disposition pour les membres du Conseil d’Administration.
Rapport d’activité IRTS 2010 - 2011
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Association fondée en 1900 et déclarée le 26 juillet 1901, elle devient une Fondation reconnue d’utilité publique en 1978. En 1987, la Fondation ITSRS (Institut de travail social et de recherches sociales) est agréée en tant qu’Institut Régional du Travail Soial (IRTS). À partir de novembre 2001, l’ITSRS à Montrouge et l’ISIS à Neuilly-sur-Marne ont été réunis afin de former un seul IRTS sur deux sites regroupant au total près de 1700 étudiants.
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