…Traces n°06

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Edito

Marcel JAEGER, Directeur général de l’IRTS

2L’évaluation : une question d’actualité2

Trace n°6Les établissements et les services sociaux et médico-sociaux sont aujourd’hui confrontés à la nécessité de mettre en place une démarche d’évaluation de leurs activités. En énonçant ce principe, la loi du 2 janvier 2002 a fait de l’évaluation une obligation qui doit être explicitée dès l’élaboration des
projets institutionnels et qui se décline ensuite en évaluations internes et
évaluations externes.

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Le législateur interroge de cette façon la capacité des institutions à :

 intégrer un nouveau rapport aux personnes censées bénéficier d’actions
autrement que de manière passive

 donner la garantie que les droits et les attentes des usagers sont bien au
centre des préoccupations des professionnels

 prendre en compte les effets produits par leurs interventions pour
réajuster les projets initiaux, qu’il s’agisse de projets institutionnels ou de
projets personnalisés.

3Un enjeu fort : distinguer évaluation et contrôle3
Comme le suggère le terme même, proche de la notion d’approximation,
l’évaluation se distingue d’une pure connaissance objective. Si elle s’appuie
sur une quantification, c’est moins pour prétendre à une mesure exhaustive
et indiscutable que pour cerner au plus près, avec les acteurs concernés, un
ensemble de données dont il importe surtout de dégager le sens.

3La contribution des formations au développement d’une culture de l’évaluation3
Les nouveaux référentiels de compétences, de certification et de formation présentent la capacité à utiliser des éléments de méthodologie de l’évaluation comme un impératif qui traverse désormais tous les processus de qualification professionnelle, et ceci à tous les niveaux, du diplôme d’Etat d’aide médico-psychologique aux formations supérieures.

3La confrontation des instituts à l’évaluation de leurs propres activités3
Les instituts sont eux-mêmes de plus en plus souvent invités à se préoccuper de trois objets d’évaluation distincts :

 l’évaluation des besoins, sous l’angle des effets attendus

 l’évaluation de l’activité, qui renvoie à l’organisation

 l’évaluation des effets produits qui interroge à la fois le degré de satisfaction des personnes concernées et l’impact sur le marché de l’emploi.

Ces questions nous intéressent au plus haut point et seront au coeur de la biennale du GNI (Groupement National des Instituts régionaux du travail social) prévue à Poitiers du 2 au 4 juillet 2008.

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